LA PRATIQUE DU KENDO

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De prime abord, le kendo est un art dont la principale fonction est le combat.

Sa signification plus profonde, reste le moyen de parfaire l’être humain.

Le mode d’entraînement en kendo a des répercussions sur tous les aspects de la vie humaine.

La première règle est de “s’entraîner dans un bon esprit” : par bon esprit  on entend la volonté d’un but louable, d’apprendre à maîtriser et à utiliser les techniques de kendo sans la moindre malveillance. En d’autre terme, il ne faut jamais tomber dans la violence volontaire, ni laisser se déchaîner les passions. Il faut se préoccuper davantage de la voie du kendo que du chemin de la Victoire.

Il serait tout à fait erroné d’oublier théories, positions, applications de technique, attitude et courtoisie se rapportant au kendo, et ne penser qu’à frapper en uchi ou tsuki des zones corporelles bien précises pour gagner un combat. (Nakano Y. Sensei).

Si dans la pratique du kendo la seule préoccupation est de gagner, où de ne pas perdre, on adopte un comportement animal.

D’une manière générale, il faut avoir dans le dojo une attitude humble et respectueuse.

L’important est d’appliquer ces principes avec le maximum de « cœur », de sincérité. Une attitude désinvolte ou purement formelle est une forme de mépris pour son partenaire.  » ( Nakayama Sensei)

L’objectif est shugyo, c’est-à-dire le principe de l’entraînement pur (sans arrière pensée, sans l’apport d’un gain quelconque, avec une notion de gratuité de la démarche, au sens propre et figuré ) et dur (jusqu’au bout de soi-même, sans garder de réserve, sans tricher, sans prétexte fallacieux) (R. Habersetzer)